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Théoriquement, une femme connaît au maximum 38 années de fertilité. Sachant qu’elle est stérile temporairement durant deux mois après avoir accouché, qu’une nouvelle conception ne peut survenir en moyenne que 7 mois après l’accouchement, et qu’il faut 9 mois de gestation, il faut donc compter 18 mois en moyenne entre deux naissances. Une femme pourrait donc avoir 24 enfants au maximum durant sa vie !
Bon, relativisons un peu… La majorité des femmes ne sont plus fécondes lorsqu'elles approchent la ménopause, ce qui réduit la fécondité potentielle globale. Les experts estiment donc que la capacité biologique moyenne d’une femme est de 15 enfants (tout de même !). Mais alors, pourquoi pratiquement aucune femme n’atteint ce nombre maximum d’enfant ? Le premier argument, c’est le mariage ou la vie en union. En effet, dans de nombreux pays, il est de coutume d’avoir des enfants une fois cette étape franchie. Or, plus on se marie tard…, moins on a de chances d’avoir d’enfants. En moyenne dans le monde, l’âge du mariage ou de l’union est de 21 ans. Le deuxième élément qui impacte le nombre de naissance, c’est l’allaitement au sein qui bloque partiellement l’activité des ovaires, rendant de ce fait une partie des femmes temporairement stérile. En tenant compte de la capacité biologique, de l’âge du mariage, de la durée de l’allaitement, une femme peut donc mettre au monde en moyenne 7 enfants. Or si on comptait cinq enfants en moyenne par femme dans les années 50 au niveau mondial, on en compte aujourd’hui deux fois moins (2,6 en 2005). Les couples interviennent donc de manière volontaire pour limiter le nombre de naissance. Au niveau mondial, 61 % des couples utilisent une contraception : pilule (12 %), stérilet (23 %), préservatif (8 %), retrait (4 %), stérilisation (39 %).
avenirsdefemmes.com - Septembre 2010
Source : Institut National d'Etudes Démographiques. www.ined.fr |