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Dans le cadre de
ses missions de veille et d’information, et en prévision de la révision de la
loi relative à la Bioéthique prévue en 2009, l’Agence de la biomédecine a
conduit la première enquête nationale d’opinion sur l’assistance médicale à la
procréation (AMP), la recherche sur l’embryon et la génétique humaine.
Assistance médicale et diagnostic
prénatal
Les résultats
montrent le recours à la médecine (AMP) constitue la première alternative en
cas de difficultés à procréer (78 %), loin devant l’adoption (32 %) ou le renoncement au projet
parental (26 %).
Plus de 69 % des personnes
interrogées déclarent d’ailleurs « qu’il faut utiliser toutes les possibilités
que la science offre pour avoir un enfant ». Cependant,
l’âge demeure un critère limitant pour l’accès à ces techniques puisque 46 % se
déclarent encore défavorables au recours à l’AMP pour les femmes au-delà de 40
ans.
En ce qui
concerne le diagnostic prénatal (DPN), 95 % des personnes interrogées
considèrent que c’est une bonne chose et estiment qu’en cas de détection d’une
maladie génétique, c’est le couple qui doit décider de ce qu’il faut faire (89
%). Si l’avis du médecin est important dans cette situation pour la moitié des
personnes interrogées. 75 % des français rejettent le fait que la loi ou un
comité d’éthique puissent intervenir dans la décision.
Oui aux mères porteuses !
Plus de la
moitié des personnes interrogées (55 %) déclare par ailleurs accepter le
recours aux mères porteuses et 53 % considèrent que la loi devrait autoriser
cette pratique.
Enfin, 80 % des
personnes interrogées estiment que la
recherche sur l’embryon et la génétique humaine sont « un espoir pour le
futur et un progrès pour les malades et leurs familles ». Enfin, elles sont 65
% à se déclarer favorables au don d’embryons à des fins de recherche.
(avenirsdefemmes.com, mars 2007)
Pour en savoir plus :
"Assistance
médicale à la procréation (AMP), embryologie et génétique humaine".
Enquête sur les perceptions, attitudes et représentations des français conduite
par l’institut d’études InfraForces et réalisée par téléphone du 19 décembre au
29 janvier 2007 auprès d’un échantillon national de 1086 personnes
représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
www.agence-biomedecine.fr
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