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« A Paris, la diversité des familles monoparentales reflète celle de la population ». Ce sont les conclusions d’une étude menée par la direction régionale de l’Insee et l’Apur (Atelier parisien d’urbanisme) sur les familles monoparentales parisiennes.
Selon les chiffres du recensement de la population de 1999, une famille parisienne sur quatre est constituée d’un parent vivant seul avec ses enfants, au lieu de 15 % en 1968. Cette progression se confirme avec les données plus récentes des caisses d’allocations familiales : entre 2000 et 2004, le nombre de familles monoparentales allocataires a augmenté de 7,4 % à Paris. L’évolution est comparable dans plusieurs grandes villes françaises comme Lyon ou, plus fortement, Marseille, où la proportion de familles monoparentales dépasse celle de la capitale.
Par ailleurs, les familles monoparentales parisiennes sont plus favorisées que dans les autres agglomérations : selon les chiffres de 1999, 24,2 % des parents seuls à Paris sont cadres, contre 13 % à Lyon et 6,4 % à Marseille, et leur taux de pauvreté est moins élevé qu’en province. Mais il existe de fortes disparités entre elles. Si sur la rive gauche et dans l’Ouest parisien, 40 % des parents seuls sont cadres et 35 % propriétaires de leur logement (contre respectivement 24,2 % et 20,6 % à Paris), il n’en est pas de même au nord-est, où ces parents sont trois fois moins nombreux à être cadres, ou aux portes de Paris, où l’accès à la propriété est 8 fois moins important. avenirsdefemmes.com - Septembre 2008
Sources Le rapport est en ligne sur www.apur.org
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