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Dans une récente publication, l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (INPES) dresse l’état des lieux des connaissances et opinions des français sur les moyens de contraception.
Les Français champions de la contraception
En 2005, les ¾ des personnes sexuellement actives âgées de 15 à 54 ans utilisaient un moyen de contraception avec en premier lieu : la pilule, utilisée par près de 60 % des femmes (88 % pour la tranche des 20-24 ans).
Le stérilet remporte la 2e place au palmarès chez les femmes, notamment après 30 ans, puisque 24,2 % des Françaises déclarent, en effet, y avoir recours.L’utilisation de méthodes de contraception non médicale (préservatifs, méthodes naturelles, spermicides…) est mineure et dépend surtout de la situation sociale et affective.
On note aussi une utilisation plus systématique de la contraception (notamment du préservatif) lors du premier rapport sexuel. En effet, 85% des jeunes ayant eu leur premier rapport entre 2000 et 2005 ont utilisé un préservatif.
Une situation paradoxale
Et pourtant… Malgré un taux d'utilisation et de diffusion de la contraception parmi les plus élevés d'Europe, le nombre d'IVG se stabilise à un niveau élevé (un peu plus de 200 000 IVG par an) et tend même à augmenter dans certaines tranches d'âge.Ce paradoxe s’explique en partie par une difficulté dans la gestion de la contraception au quotidien. En effet, plus de la moitié des femmes ayant eu recours à l'IVG utilisaient des contraceptifs théoriquement efficaces (23,1 % prenaient la pilule, 19,3 % utilisaient un préservatif, et 7 % le stérilet). Mais c’est au cours des périodes de transition contraceptive (changement de contraception, post partum, oubli…), que les femmes sont particulièrement exposées au risque d’échec de la contraception.
Ce constat est corroboré par les résultats d’une étude sur « les Français et la contraception » menée par l’INPES en février 2007 auprès d’un échantillon de 2004 personnes. En effet, parmi les femmes utilisant actuellement la pilule, plus d’une sur cinq (21 %) -et 27 % des 21-30 ans- déclarent l’oublier au moins une fois par mois.
La chasse aux idées reçues
Principal frein à la bonne utilisation de la contraception : les lacunes, les stéréotypes et les idées reçues sur le cycle féminin et l’utilisation des méthodes contraceptives restent encore nombreux.
· En 2005 (selon le baromètre santé), seules 11,7 % des femmes de 15 à 54 ans (et 7,1 % des hommes) connaissaient le délai d’efficacité reconnue de 72 heures pour prendre la contraception d’urgence. Un quart de la population âgée de 15 à 54 ans interrogée ne savait pas qu’il est inutile d’avoir une ordonnance pour se procurer la contraception d’urgence.
· En 2007 (selon l’étude “les français et la contraception”), 22 % des Français (34 % des jeunes de 15-20 ans) pensent encore que la pilule peut rendre stérile et fait systématiquement grossir (24 %) et 50 % des Français croient que l’on ne peut pas utiliser de stérilet si on n’a pas eu d’enfant.
· 53 % des Français croient qu’une femme ne peut pas tomber enceinte si un rapport sexuel a eu lieu pendant ses règles et 64 % qu’il existe des jours sans aucun risque de grossesse simplement identifiables en surveillant son cycle.
· Parmi les Français qui connaissent les nouvelles méthodes, 1 sur 2 ne connaît pas la durée d’effet du patch contraceptif (1 semaine), ni de l’anneau vaginal (1 mois), tandis que 59 % des Français ne connaissent pas la durée d’efficacité de l’implant contraceptif (3 ans).
· 1 jeune sur 10 (15 - 20 ans) n’a pas conscience que la pilule ne protège pas du VIH et des infections sexuellement transmissibles.
Source :
Contraception : que savent les français ?
Connaissances et opinions sur les moyens de contraception : état des lieux.INPES Juin 2007.
http://www.inpes.sante.fr/
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