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Dans le cadre de l’évaluation de la prévention des grossesses non désirées, et de la prise en charge des IVG, une mission a évalué les sessions d’information et d’éducation à la sexualité dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées. Ces sessions constituent une obligation légale depuis la loi du 4 juillet 2001 : la loi impose au moins trois séances annuelles et par groupes d’âge homogène. Sur le terrain, il semble que cette obligation légale soit très inégalement et partiellement appliquée, et que la mise en place de ces dispositions se heurte à d’importantes difficultés matérielles (manque de créneaux horaires, de salles disponibles…). Ce rapport confirme également que, si l’amélioration des connaissances, la sensibilisation au risque, l’éducation des comportements constituent le premier stade de la prévention dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive, il reste difficile d’influer sur les comportements. Notamment parce qu’avec la sexualité, on aborde un domaine complexe et délicat qui touche à l’intime. Les rapporteurs mettent également en exergue la persistance de carences importantes au niveau de l’information, alors que nous sommes dans une société où la sexualité est pourtant omniprésente et où beaucoup prétendent tout connaître en la matière. La mission insiste sur l’importance de structurer et de fiabiliser une information surabondante, de contrebalancer certaines sources d’information (forums de discussion, messages biaisés adressées par l’industrie pornographique…), et sur la nécessité de se donner les moyens d’appliquer la loi en matière d’information et d’éducation à la sexualité à l’école, notamment par la mise en place d’un système de suivi opérationnel et d’un véritable pilotage. avenirsdefemmes.com - mars 2010 Source : Prévention des grossesses non désirées : information, éducation et communication. IGAS - Oct 2009 – 118A. Disponible suer le site de la Documentation française : http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/104000048/0000.pdf |