Le travail des femmes… augmenterait la fécondité !
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L’essor économique et l’amélioration des conditions de vie globalement sur la planète se sont accompagnés d’une diminution du nombre d’enfants par femme dans la seconde moitié du XXe siècle. Ainsi, plus un pays est développé, plus sa fécondité est basse. Cependant, la remontée de la fécondité dans les pays riches contredit cette thèse…
En effet, un retournement de tendance s’est produit dans la dernière décennie au cours de laquelle la fécondité a augment dans les pays les plus riches, alors même que le progrès économique continuait son ascension. Il semble qu’à partir d’un certain niveau de progrès économique, la fécondité augmente. Ce rebond est particulièrement marqué en Espagne, en France, en Belgique, au Royaume-Uni, en Irlande, et encore plus aux Etats-Unis, en Islande et en Nouvelle-Zélande. L’enquête publiée par l’INED (Institut National d'Etudes Démographiques) s’est basée sur l’indice de développement humain (IDH) qui combine l’espérance de vie à la naissance, le niveau d’instruction et le niveau de richesse mesuré par le PIB par tête. Ainsi, il s’avère que les pays à faible IDH ont une fécondité élevée, ceux à IDH intermédiaire une fécondité basse et ceux à IDH élevé, une fécondité plus élevée que les précédents. En s’intéressant uniquement au PIB, des analyses complémentaires ont permis de montrer une augmentation de la fécondité à partir d’un PIB d’environ 30 000 dollars US par personne. Des disparités entre pays existent cependant : par exemple, le progrès économique de ces dernières années semble avoir été accompagné d’une remontée plus marquée de la fécondité en France qu’en Allemagne. Mais, les différences de PIB par tête ne suffisent pas à expliquer les écarts d’un pays à l’autre. Lorsque l’on considère des indicateurs économiques non pas globaux par individu, mais en distinguant la productivité du travail, le temps de travail et l’emploi des hommes et des femmes, il apparaît que, dans la plupart des pays les plus riches, la remontée de la fécondité est associée à un taux d’emploi plus élevé des femmes. Derrière ce rebond de fécondité, il faut donc considérer le retournement de la relation entre emploi féminin et fécondité.
Source : Angela Luci et Olivier Thévenon. La fécondité remonte dans les pays de l’OCDE : est-ce dû au progrès économique ? INED. Population & Sociétés n° 481, septembre 2011 |
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Dernière mise à jour : ( 14-11-2011 )
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