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Le très sérieux Institut national des études démographique (INED) s’est penché sur la saisonnalité des naissances.
Au XVIIe siècle en France, les naissances étaient plus nombreuses entre janvier et avril, et moins nombreuses entre mai et décembre. La nature, la hausse des températures ont longtemps servi à expliquer à ce phénomène, qui était en fait lié à la saisonnalité des mariages, aux interdits religieux, et à l’interdiction des rapports sexuels pendant le Carême et l’Avent… La moindre observance des préceptes religieux, l’instauration des congés payés aux XIXe et XXe siècles, expliquent le décalage du pic des naissances de l’hiver vers le printemps. Qu’en est-il aujourd’hui ? Les fluctuations se sont tassées, et le pic de naissance du printemps s’est progressivement déplacé de mai à septembre. Pourtant, lorsque l’on interroge les Françaises sur le mois qu’elles préfèrent pour accoucher, le mois de mai arrive en tête pour 27 % d’entre elles, contre 19 % pour le mois d’avril. Le mois de septembre, qui est aujourd’hui le mois le plus fécond de l’année, n’est quant à lui cité que par 2 % des femmes… Décidément, les bébés font vraiment ce qu’ils veulent… Source : Y a-t-il une saison pour faire des enfants ? INED. Population & Sociétés 2011, n° 274. |