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En proclamant le 25 novembre "Journée internationale pour l'élimination des violences à l'égard des femmes", l'Organisation des Nations unies (ONU) invitait, dès 1999, les gouvernements et les organisations non gouvernementales à organiser ce jour-là des activités destinées à sensibiliser l'opinion publique à ce problème. Depuis, en France, cette célébration est marquée par un nombre croissant de manifestations, impulsées tant par la ministre en charge de la Parité que par le réseau déconcentré du Service des Droits des Femmes et de l'Egalité (SDFE), ses partenaires institutionnels et les associations qui militent dans ce domaine.
Cette année encore, cette date a été l’occasion de rappeler qu’en France, tous les trois jours, une femme meurt victime de violences conjugales, et de revenir sur la campagne initiée en mars 2007 et intitulée "Violences conjugales, parlez-en avant de ne plus pouvoir le faire".
A cette occasion, un nouveau numéro national unique (coût d’un appel local) destiné aux victimes et témoins de violences conjugales avait été mis en place : le 3919
Rappelons aussi l’existence de 2 numéros verts utiles :
• Le 0 800 05 95 95 (appel gratuit pour toute la France), une permanence qui propose aux personnes qui ont subi des violences sexuelles, écoute, soutien, solidarité ainsi que des informations nécessaires aux différentes démarches à entreprendre, tout en respectant leur anonymat si elles le désirent.
• Le 0800 803 803 : écoute, sexualité, contraception mis en place par le mouvement français pour le planning familial.
Enfin, cette manifestation permet aussi de mettre l’accent sur les mutilations sexuelles qui concernent aujourd’hui 50 000 femmes en France.
Une thématique qui faisait l’objet, en octobre dernier, d’un bulletin édité par l’institut national d’études démographiques (INED). En effet, dans le monde, 100 à 140 millions de femmes ont subi une mutilation sexuelle. Habitant principalement en Afrique sub-saharienne, 5 % vivent dans les pays européens d’immigration africaine ainsi qu’en Amérique du Nord. Dans les pays d’origine, la situation varie, certains pays pratiquant massivement l’excision, comme la Guinée, où 96 % des femmes sont excisées, et d’autres, presque pas, comme le Niger, où seulement 2 % des femmes le sont. L’excision est par ailleurs en recul dans ces pays.
La France compterait en 2004 autour de 50 000 femmes adultes excisées. Une enquête est en préparation pour mieux connaître les conséquences de ces mutilations afin d’améliorer la prise en charge sanitaire de ce problème.
Pour les femmes et les jeunes filles qui ont subi une mutilation et qui en supportent aujourd’hui les conséquences, une politique de prise en charge sanitaire reste à définir. Récemment, une étape marquante a été franchie avec la mise au point d’un protocole de chirurgie réparatrice remboursé par l’assurance maladie.
Cette avancée médicale ouvre la voie à la réversibilité des lésions qu’entraîne l’excision et permet d’envisager les conséquences des mutilations sexuelles féminines comme un problème de santé publique.
Pour en savoir plus
• Le site du ministère du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité : www.femmes-egalite.gouv.fr
• Le portail solidarité de la Mairie de Paris : www.paris.fr/portail/Solidarites/
• Le site de l’INED :sans-serif="" arial="" style=""> www.ined.fr
• Population et sociétés. Les mutilations sexuelles féminines : le point sur la situation en Afrique et en France. Ined, octobre 2007 ; n°438.
www.avenirsdefemmes.com - Décembre 2007 |