Plus les femmes sont autonomes… moins elles ont de relations sexuelles
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L’Université Johns Hopkins Bloomberg school of public health, qui a menée une enquête de santé publique en Afrique sub-saharienne s’est intéressée à la relation entre la position des femmes au sein de leur famille, en considérant leur degré d’autonomie dans la prise de décision et la fréquence de leurs rapports sexuels. Les chercheurs ont étudié un groupe de femmes représentatif de la population de six pays, le Ghana, le Malawi, le Mali, le Rwanda, l’Ouganda et le Zimbabwe.
Les femmes devaient indiquer le jour, la semaine, le mois et l’année de leur dernier rapport sexuel, ainsi que la personne qui, au sein du foyer familial, prenait les décisions en ce qui concerne la santé, les achats, la réception des amis ou de la famille. Les chercheurs ont tenu compte des facteurs sociodémographiques, de l’âge, de la richesse, de la santé, de la parité, du lieu de résidence du mari et de la durée du mariage. Il s’est d’ailleurs avéré que pour les personnes interrogées, la plupart de ces critères n’avaient pas de lien direct avec la fréquence de l’activité sexuelle. Les résultats de cette enquête ont clairement montré que la place de la femme au sein de sa famille influence son activité sexuelle. En effet, plus les femmes sont décisionnaires au sein de leur propre famille, moins leurs rapports sexuels sont fréquents. L’enquête a également montré que l’activité sexuelle des hommes n’était pas influencée par la prise de décision au sein de la famille. Les auteurs mettent en exergue que comprendre l’influence de la place d’une femme au sein de sa famille sur son activité sexuelle peut être un élément essentiel dans le cadre de la protection des droits sexuels et peut permettre d’aider ces femmes à avoir une vie sexuelle saine et agréable.
Source : Increased responsibility could lead to decreased sexual activity among women Université Johns Hopkins, 2011. |
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Dernière mise à jour : ( 14-11-2011 )
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