Un recul des mariages non consentis en France
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L’INED a fait le point sur le sujet récemment. Les mariages non consentis sont plus fréquents chez les femmes immigrées (4 %) que chez les filles d’immigrés nées en France (2 %). 22 % des femmes immigrées qui ont entre 51 et 60 ans ont connu un mariage arrangé. Deux fois sur trois, il s’agit d’unions conclues dans le pays d’origine avant la migration en France. Entre 26 et 30 ans, les filles d’immigrés ne sont que 1 % à avoir été mariées contre leur gré et 3 % avec un consentement éventuellement altéré (pour les immigrés, les chiffres sont respectivement 2 et 7%). Le mariage forcé est donc marginal chez les filles d’immigrés.
Pour le reste de la population, alors que 10 % des mariages conclus dans l’entre-deux-guerres était le fruit d’une rencontre sciemment organisée par une tierce personne, ce phénomène a complètement disparu pour les moins de 30 ans. Le mariage non consenti va souvent de pair avec un faible niveau d’instruction, aussi bien des parents que des intéressées elles-mêmes, bien que des exceptions existent… Le pays d’origine influe peu sur ce phénomène. Cependant, les femmes venues de certains pays, où le célibat est réprouvé et la sexualité prémaritale prohibée (Turquie, Maghreb, Afrique sahélienne…), sont plus exposées aux mariages non consentis. Pour en savoir plus : Christelle Hamel. Immigrées et filles d’immigrés : le recul des mariages forcés. INED. Populations & Société juin 2011. |
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Dernière mise à jour : ( 23-09-2011 )
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