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Ce sont des troubles extrêmement gênants, et pourtant, rares sont les femmes qui en parlent spontanément à leur médecin. Très peu savent en effet que la sécheresse vaginale, les douleurs au moment des rapports, les petites fuites ou les brûlures urinaires sont la plupart du temps liées à leur ménopause. Le traitement hormonal permettra de les traiter et des moyens locaux apportent une très nette amélioration.
Avenirs de femmes n°6 / 1998
Même si elles sont très gênées dans leur vie de tous les jours par ce que l'on appelle les "troubles trophiques vulvo-vaginaux de la ménopause", la plupart des femmes qui en souffrent pensent qu'il s'agit de troubles dus à l'âge et dont il faut bien s'accommoder. De plus, il s'agit de problèmes intimes, ce qui empêche les femmes d'en parler spontanément à leur médecin de famille ou à leur gynécologue. Bien souvent, on s'en inquiète vraiment lorsque qu'ils deviennent invalidants.
Les hormones sexuelles agissent sur les muqueuses
Les hormones sexuelles de la femme - essentiellement les estrogènes - agissent sur de multiples tissus et organes, la peau, les os, mais aussi la vulve, le vagin ou l'appareil urinaire. Ces hormones féminines ont un effet bénéfique au niveau des muqueuses, elles maintiennent l'épaisseur et l'élasticité de la paroi du vagin, stimulent la sécrétion des glandes vaginales chargées de le lubrifier, entretiennent la bonne tonicité des parois de la vessie et de l'urètre (conduit urinaire qui permet d'évacuer l'urine).
Au moment de la ménopause, la sécrétion de ces hormones se tarit ce qui peut se traduire - en plus des signes habituels connus comme les bouffées de chaleur ou les sueurs nocturnes - par des troubles urinaires ou génitaux. La vulve et la muqueuse vaginale commencent à s'atrophier, les sécrétions vaginales diminuent, entraînant plus ou moins rapidement une gêne, des brûlures, des picotements, ou une sécheresse vaginale qui peut devenir très gênante, notamment au moment des rapports sexuels. Vessie et urètre peuvent également être touchés, ce qui entraîne des petites fuites urinaires (notamment lorsque l'on fait un effort, que l'on rit ou tousse).
Des traitements efficaces
Non traités, ces troubles peuvent conduire à une atrophie vulvo-vaginale importante qui peut favoriser la survenue d'infections, de cystites, de sérieuses complications gynécologiques ou urinaire. À l'inverse, traités dès le début, dès les premiers symptômes, ils disparaissent dans la grande majorité des cas.
Le traitement hormonal substitutif de la ménopause - qui permet de compenser la carence hormonale - prévient leur apparition, lorsqu'il est débuté suffisamment tôt, et les atténue, voire les supprime, lorsqu'ils existent déjà. L'utilisation de traitements locaux - ovules, crèmes, capsules - à base d'estrogène, qui agissent en quelques jours sur les muqueuses atrophiées et douloureuses, amélioreront rapidement le confort et la qualité de vie.
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