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La Sexualité des Françaises passée à la loupe ! Une vaste enquête vient d'être réalisée auprès de plus de 3000 femmes, par des spécialistes en gynécologie et en sexologie. Cette étude permet de mieux connaître l'intimité des femmes et montre leurs réelles préoccupations. Pour cela, ont été quantifiés et analysés leur désir, excitation, hydratation vaginale, orgasme, satisfaction sexuelle et sensations douloureuses.
Avenirs de femmes n°17 / 2008 Buy Software computer software engineers Cheap OEM Software Buy Cheap Software OEM Soft Sales Ltd
Le Docteur Catherine SOLANO, sexologue et investigatrice de l'enquête, dresse avec nous le bilan de ces révélations et nous apporte de précieux conseils pour une vie sexuelle épanouie. Les mystères du désir féminin Le désir sexuel féminin n'est pas toujours au zénith ! « Le désir féminin peut ne pas toujours être présent », commence Catherine Solano. « Pourtant, la société actuelle semble presque nous faire passer comme anormale si nous ne ressentons pas constamment du désir, comme si celui-ci devait toujours être au rendez-vous ! Il est pourtant tout à fait normal pour une femme de connaître des périodes où le désir sexuel fait défaut. Il faut aussi savoir que le désir n'est pas toujours la pulsion sexuelle telle qu'on se la représente, un désir peut tout aussi bien se manifester par une simple envie de se sentir en fusion avec son partenaire ». Les résultats de l'enquête SENSUELLE (Sécheresse vaginalE et iNtimité SexUELLE) confirment ces fluctuations du désir féminin. En effet, si un tiers des femmes interrogées affirme ressentir beaucoup de désir et un tiers éprouver un désir normal, il reste un tiers de femmes avouant ne ressentir qu'un désir faible ou absent. Peut-on imaginer que ce tiers de femmes, qui n'éprouvent que très peu de désir, voire pas du tout, aient réellement un problème de désir ? « Certainement pas, répond Catherine Solano, simplement il existe un certain pourcentage de femmes qui vivent une période peu propice à l'épanouissement du désir, comme une grossesse, un post-partum, une maladie, des soucis conjugaux, une dépression, ou simplement de la solitude. Il est probable que ces femmes qui n’ont que peu ou pas de désir ne sont pas les mêmes au fil de la vie. Une femme peut évidemment passer par une période où elle se sent très désirante et d’autres pas du tout. Il se peut également que ce tiers de femmes peu désirantes soit victime d’un mode de vie stressant ou d’un entourage peu susceptible d’être désirable. Un partenaire, par exemple, qui ne sait pas aller dans le sens du désir de sa compagne peut finir par étouffer tout élan : il se peut simplement que la femme soit gênée par un manque d’hygiène, ou soit en demande de plus d’attention, de tendresse ou de temps.» On peut donc dire qu’il est normal, dans la vie d’une femme, d’alterner les phases où le désir est très présent, d’autres où il est là sans faire de vagues, et d’autres où il est aux abonnés absents. Le fait de ne pas ressentir de désir ne doit donc pas être inquiétant, c'est seulement lorsque la femme ressent un réel blocage que l'on considère qu'il peut y avoir un problème. Même si le désir est absent, le plaisir sexuel peut être au rendez-vous. "Les femmes peuvent ressentir du plaisir à faire l'amour, même si le désir est absent au départ. En effet, le niveau d'excitation sexuelle obtenu par les femmes lors des rapports sexuels est systématiquement plus élevé que leur niveau de désir général. Cela signifie qu'une femme qui dit avoir peu ou pas de désir obtient une excitation supérieur à ce que laisserait supposer le niveau plus faible de son désir" explique Catherine Solano. "L'intérêt, pour le partenaire, c'est donc de penser que, même quand une femme ne ressent pas un désir très fort, il est possible de l'amener à une excitation plus élevée que ce qu'il pourrait imaginer. Alors, il ne faut peut-être pas toujours se laisser arrêter par un désir un peu hypoactif !". "Du côté de la femme, même lorsqu'elle ne ressent pas vraiment de désir sexuel, mais qu'elle fait tout de même l'amour, pour répondre à la demande de son partenaire, l'excitation, le plaisir et la satisfaction sexuelle peuvent être au rendez-vous. Cela signifie, en quelque sorte, que l'appétit peut venir en mangeant ! Même quand on ne ressent pas un fort désir, le fait de se rapprocher physiquement de son partenaire provoque une excitation. L'excitation anticipatoire de l'acte amoureux n'existe pas, mais elle survient dans l'action. Les femmes ont moins de désir pulsionnel que les hommes ; elles éprouvent, c'est connu, plutôt un désir de réponse. Ainsi, même avec un désir pas extraordinaire, le désir de l'autre suffit à entraîner une excitation suffisante pour une relation sexuelle, car le désir de l'autre est un très puissant stimulant sexuel. Si un homme, par exemple, montre à sa compagne qu'il la trouve belle et désirable, elle va éprouver du désir : le plus grand aphrodisiaque pour la femme, c'est parfois le désir de l'autre. On peut aussi noter que les femmes savent bien faire la différence entre désir sexuel général et excitation sexuelle centrée sur le rapport sexuel. L'on a pourtant entendu que les femmes qui n'ont pas de désir ne ressentent pas leur excitation sexuelle, même si celle-ci est objectivement évidente par la lubrification". Les sexologues conseillent donc parfois à certaines femmes de se "forcer un peu" à faire l'amour ... dans le cas où elles sont ensuite heureuses de l'avoir fait. "C'est une chose très importante à savoir, ajoute Catherine Solano, car, lorsque la femme traverse une période où elle va moins bien, n'a pas trop envie ou se dit fatiguée ; se forcer un peu et être satisfaite ensuite va permettre de préserver une proximité physique et une intimité dans le couple. Il ne faudra bien sûr pas se forcer si l'on n'en a vraiment pas envie, en cas d'aversion sexuelle ou lorsque la relation sexuelle se passe mal, car, dans ce cas, se forcer à faire l'amour va au contraire augmenter cette aversion ou les blocages. Lorsqu'une femme se trouve dans cette situation, une thérapie est indispensable. Il ne faut bien sûr absolument pas s'infliger une relation sexuelle qui serait alors perçue comme une véritable violence." La sécheresse vaginale : une cause fréquente de troubles sexuels chez la femme Le manque d'hydratation vaginale est à l'origine d'une angoisse de performance sexuelle féminine. « Les hommes ont souvent une appréhension à l’idée de ne pas avoir une excitation correcte au moment du rapport sexuel, car pour eux, cela signifie pas d’érection. Mais, pour les femmes, l’idée la plus répandue est qu’elles ne ressentent absolument pas ce type d’inquiétude, l’excitation féminine qui correspond à la lubrification vaginale étant nettement moins visible de l’extérieur. Les hommes imaginent même que les femmes n’ont aucune angoisse à l’idée de ne pas être à la hauteur, tant l’importance de leur érection est l’arbre qui cache la forêt ! » Or, l’enquête SENSUELLE montre le contraire. En effet, 51,93 % des femmes ont une appréhension à l’idée de ne pas être excitées lors de l’activité sexuelle. Cette appréhension est grande ou très grande pour 13,74 % d’entre elles. Pourquoi donc cette angoisse de performance ? « Avoir un échec, une sorte de panne féminine peut entraîner une appréhension de ne pas être excitée lors des rapports sexuels suivants » répond Catherine Solano. « Et, si un homme garde un mauvais souvenir d'un rapport où il n'aura pas pu pénétrer sa partenaire à cause d'une panne, il en va dde même pour une femme. En effet, si une femme a une panne sexuelle par manque d'excitation, donc d'hydratation, son partenaire va le sentir car la pénétration sera plus difficile ou ne pourra se faire. Dans les cas où le rapport sexuel sera éventuellement possible, cela laissera à la femme un souvenir cuisant car ce sera au prix d'une douleur importante. C'est donc pour cela, entre autres raisons, qu'elle peut craindre un manque d'excitation : parce qu'elle ressent alors de la douleur en place de plaisir. "
Le manque de lubrification au cours de l'acte sexuel est un problème féminin très sous-évalué. Seules 50% des femmes interrogées disent n'avoir aucune difficulté à obtenir une bonne lubrification vaginale lors de l'activité sexuelle. Et, pour près de 20% d'entre elles, il s'avère presque impossible, très difficile ou difficile d'obtenir une bonne lubrification. Un grand nombre de femmes ressent donc leur vagin comme insuffisamment lubrifié. Quelles sont donc les causes de cette mauvaise lubrification ? "Un défaut de lubrification vaginale pendant les rapports peut avoir de multiples causes, explique Catherine Solano, comme une baisse de libido, des problèmes personnels, ou un contentieux conjugal. Mais le plus souvent, c'est l'insuffisance des préliminaires qui sera la cause d'une mauvaise hydratation vaginale." En effet, les résultats de l'enquête montrent que seules 37,87% des femmes ont senti leur vagin presque toujours ou toujours lubrifié pendant les préliminaires. Plus de 60% d'entre elles ont senti leur vagin lubrifié toujours, presque toujours ou la plupart du temps pendant les préliminaires. Cela laisse près de 40% des femmes qui estiment que leur vagin est bien lubrifié seulement dans la moitié des cas de préliminaires. " Ces résultats montrent que les préliminaires ne sont probablement pas à la hauteur : s'ils duraient plus longtemps, la lubrification se ferait sans doute mieux. Il s'agit peut être d'un manque de connaissance des hommes de cette importance des préliminaires : ils le savent intellectuellement, mais n'agissent pas toujours en conséquence. Il faut savoir que, d'après les études, la majorité des femmes estime que les préliminaires doivent durer en moyenne vingt minutes." Mais la durée n'est pas le seul facteur : "Il faut également que l'homme sache s'y prendre pour faire monter le désir de sa partenaire ; qu'il sache, par exemple, prendre le temps de lui caresser les seins, car les caresses sur les seins permettent d'augmenter considérablement la lubrification vaginale. Cette importance des préliminaires n'est d'ailleurs pas toujours connue des femmes. On peut donc aussi prendre en compte un manque de connaissance des femmes elles-mêmes. Il faut également savoir qu'avec l'âge, les préliminaires devraient augmenter en durée, la lubrification étant un peu plus longue à venir, tout comme l'érection chez l'homme au fil des années. Si les deux partenaires ne s'adaptent pas à cette donnée, ils peuvent estimer qu'ils ont un problème alors que ce n'est pas le cas ! Les préliminaires ne sont bien sûr pas le seul facteur influençant la lubrification au cours de l'acte sexuel. En effet, même lorsqu'elle est correcte au début du rapport sexuel, la lubrification vaginale ne se maintient pas toujours jusqu'à la fin de l'activité sexuelle. Ainsi, seules 45% des femmes estiment que leur lubrification persiste pendant tout le rapport sexuel. Un grand nombre de femmes signalent que leur lubrification diminue ou s'arrête au cours de leur relation sexuelle. Ces femmes ressentent alors un inconfort, une gêne, voire une douleur, lors des mouvements de va-et-vient du coït . "Les raisons de cet arrêt de lubrification pendant la relation sexuelle peuvent être très variées : il peut s'agir d'une baisse de l'excitation pendant le rapport, d'un préservatif trop peu lubrifié, d'une durée excessive du coït, de mouvements trop brusques ou pas assez doux entraînant un inconfort, ou même d'une prise de médicament contribuant à limiter la lubrification" reprend Catherine Solano. "Un grand nombre de femmes pourrait donc bénéficier d'une aide à l'hydratation ou à la lubrification vaginale. La prescription par exemple, d'un lubrifiant pendant les relations sexuelles peut constituer un précieux appoint. Il ne faudra donc pas hésiter à utiliser les lubrifiants pendant les rapports sexuels et même à en jouer en les utilisant par exemple au cours des caresses : ces jeux peuvent en eux-même être très excitants et augmenter la sensualité des rapports. Mais, parallèlement à cette aide, il paraît tout aussi important de penser à faire une éducation du partenaire aux besoins sexuels féminins ! " Et de conclure : "Dans tous les cas, il ne faudra pas hésiter à en parler à son médecin traitant ou son gynécologue, qui pourront toujours apporter des solutions. Car si l'on peut faire quelque chose pour le confort, et que cela s'arrange, cela peut aussi s'aggraver tout seul ! "
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